Par une douce soirée bruxelloise, quatre âmes intrépides – un Australien, un Belge, une Turque et un Russo-Belge – se sont retrouvées pour la toute première sortie des traducteurs FR-EN de la CBTI. L’affluence fut modeste, mais les conversations et les rires n’ont pas manqué.
Installés au Black Sheep, nous avons commencé la soirée par quelques bavardages en attendant le début du spectacle : Francis Auquier (coordinateur du réseau anglais français de la CBTI et président de LinguaJuris – la Commission des traducteurs et interprètes jurés de la CBTI), Scott James (nouveau membre fraîchement inscrit à la Chambre), Serge (musicien, traducteur par osmose et d’origine russe) et moi-même – Başak, traductrice, interprète et organisatrice un brin récalcitrante.
Le stand-up ? Disons… varié. Un jeune Espagnol a ouvert le bal avec des blagues sur sa moustache et ses dilemmes identitaires. J’ai souri poliment. Ensuite, un humoriste indien plus expérimenté a enchaîné sur des thèmes coloniaux et l’Angleterre. Moins de moustache, plus de fond. Serge l’a trouvé un peu fade. Moi, j’ai bien ri, portée par mon burger à 17 €, mon gin-tonic à 10 € et les rires communicatifs de Francis et Scott.
Le lieu était idéal – bon son, service agréable, ambiance décontractée. Et une fois le spectacle terminé, on a continué à discuter dehors.
C’est là que la soirée a révélé toute sa valeur : échanges professionnels. On a parlé du parcours pour devenir traducteur juré, de Smart ASBL, de la formation juridique obligatoire de 40 heures, et des pistes pour renforcer les liens entre la CBTI et les universités belges. J’ai aussi évoqué ma (probable) intervention au colloque “Putting Translators on the Map” (organisé en novembre par l’UGent et la KU Leuven).
Gratuit ? Pas vraiment. 22 € d’entrée, 8 € de parking, une addition salée. Mais ça valait le coup. Rires + collègues + infos utiles = une très bonne raison de venir à la prochaine.
